La différence entre une assurance-vie luxembourgeoise et une assurance-vie française.

L’assurance-vie est un placement financier à long terme pour tous les épargnants. Selon l’Insee, 41% des ménages français détenaient une assurance-vie en France depuis 2010. Malgré un fort engouement pour l’assurance vie française, la rémunération de ce dernier décroit en France. C’est pourquoi, son homologue luxembourgeoise représente une nouvelle solution pour les épargnants en quête davantage de protection et d’option.

L’assurance-vie : un contrat sur-mesure ou simplifié ?

Dans un premier temps, la caractéristique première de l’assurance-vie luxembourgeoise est son adaptabilité pour tous les types de  profil. En proposant de multiples alternatives à sa composition, cette dernière concurrence la singularité de l’assurance-vie française.

Les devises proposées dans les deux assurances vie ne sont pas similaires. En ce qui concerne l’assurance-vie luxembourgeoise, le choix de la devise peut être étrangère. Le contrat peut se signer en euros, en livres sterling, en francs suisses, etc. Cet atout est non-négligeable pour les expatriés et non-résidents qui n’auront pas à subir les fluctuations du marché du Forex. L’assurance-vie française, quant à elle, ne propose que la devise Euro.

L’assurance vie française et luxembourgeoise sont des contrats multisupports qui incluent plusieurs Unités de Compte (UC). Cependant en plus des fonds externes, l’assurance vie luxembourgeoise propose deux types de fonds internes : Les Fonds Internes Collectifs (FIC)  et les Fonds Internes Dédiés (FID). Le FIC concerne les investisseurs n’ayant pas de liens familiaux et le FID s’adresse à l’épargnant ou à sa famille. 

L’assurance-vie luxembourgeoise propose une option supplémentaire de gestion comparé à l’assurance-vie française. De ce fait, l’assurance-vie française propose deux types de gestion : la gestion libre ou la gestion conseillée. D’un côté, en adoptant la gestion libre, l’épargnant pilote son investissement.  De l’autre, en consentant à la gestion conseillée, l’épargnant opte pour un entre-deux entre les conseils d’un spécialiste et la liberté de gérer son capital. L’assurance-vie luxembourgeoise propose donc une troisième option : la gestion personnalisée. Souvent utilisé pour les gros capitaux, cette gestion se modifie selon le type de profil d’investissement souhaité, le choix d’un gérant ou non et les critères de gestion choisis. 

L’assurance-vie : une fiscalité neutre ou complexe ?

Dans un second temps, la fiscalité de l’assurance vie luxembourgeoise est neutre. Cela signifie que les intérêts sont soumis à la fiscalité du pays de résidence de l’épargnant. Pour l’assurance-vie française, la fiscalité est plus complexe et comprend plusieurs impositions : l’Impôt sur le Revenu (IR), les prélèvements sociaux et l’imposition de la rente viagère. Ces impositions s’appliquent en cas de décès, de possible sortie en rente viagère, d’absence d’achat et de rachat. En absence d’achat, les intérêts générés sont soumis annuellement aux prélèvements sociaux à 17,2%. En cas de rachat, la fiscalité française dépendra de l’ancienneté du contrat, de la date de souscription et du montant du versement. En effet, la loi Macron fixée le 27 septembre 2017 adopte un Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU). Le PFU s’applique à hauteur de 30% sur les plus-values et sur les contrats de moins de 8 ans. 

Un autre avantage de l’assurance-vie luxembourgeoise est son exonération d’Impôt Sur la Fortune (ISF) pour les expatriés ou non-résidents français. De cette manière, l’épargnant français n’ajoutera pas l’assurance-vie luxembourgeoise à son patrimoine taxable à l’ISF pendant une durée de 5 ans. Tandis qu’en France, l’assurance-vie est ajoutée à son patrimoine taxable à l’ISF.

L’assurance-vie : un investissement sécurisé ou limité ? 

Enfin, l’assurance-vie luxembourgeoise se distingue de l’assurance-vie française par la protection quelle apporte à son épargnant. Quant à l’assurance-vie française, elle ne présente pas autant de sécurité et reste plutôt limitée.

Contrairement à la France, le Luxembourg a mis en place en dispositif de sécurité pour sécuriser le capital de l’épargnant. Ce triangle repose sur une convention entre trois acteurs : le Commissariat Aux Assurances (CAA), la compagnie d’assurance et la banque dépositaire. Leurs rôles se composent de la manière suivante. La compagnie d’assurance dépose les actifs sur les comptes de la banque dépositaire. Ces actifs sont divisés entre les capitaux de la compagnie d’assurance et de la banque. La banque dépositaire est approuvée par le CAA. Et le CAA contrôle et surveille la banque d’assurance et la banque dépositaire.

En complément, le Luxembourg permet à son épargnant de bénéficier d’un super privilège. Ce privilège rend l’épargnant créancier au premier rang si la compagnie d’assurance ne pouvait pas assurer la sécurité du capital investi. Dès lors, la garantie du capital investie dans une assurance-vie luxembourgeoise est totale. Contrairement où en France, l’épargnant passera après l’Urssaf, le liquidateur judiciaire et le Trésor. De plus, le plafond de remboursement de l’assurance-vie française n’excèdera pas les 70 000 €.

L’assurance-vie française ou luxembourgeoise ?

La concurrence luxembourgeoise est féroce : selon le rapport annuel du Commissariat aux assurances, en 2017, le montant investi dans l’assurance vie luxembourgeoise par les français s’élevé à 53,7 milliards €. L’assurance-vie française n’apporte pas autant de spécificités et de sécurité que l’assurance-vie luxembourgeoise. C’est pourquoi l’assurance-vie luxembourgeoise s’internationalise et est devenu un produit avantageux pour le non-résident et l’expatrié français.

Cependant, il est important de noter que l’assurance-vie française propose des frais habituellement moindre que l’assurance-vie luxembourgeoise. Plusieurs types de frais sont à envisager et à appréhender : les frais de gestion, d’arbitrage et d’adhésion. 


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